La mondialisation passe aussi par la presse. "L'adaptation de concepts étrangers est une tendance lourde, en France comme ailleurs", constate Bruno Schmutz, directeur général adjoint de Zenith-Optimedia. Selon lui, trois raisons président à cet engouement des éditeurs: "On constate une internationalisation des goûts des lecteurs, en particulier pour les sujets people ou mode. Ensuite, les éditeurs les plus puissants, comme Condé Nast, Mondadori ou Prisma, sont internationaux. Tout comme les annonceurs, qui privilégient les titres ayant déjà fait leurs preuves sur des marchés étrangers." De fait, l'adaptation de concepts rodés est l'assurance de débuts, sinon fracassants, du moins confortables. "Lorsque Glamour s'est lancé en 2005, il avait déjà fait le plein pour trois numéros en termes de pagination publicitaire", se souvient Sophie Renaud, directrice du pôle presse de Carat.
Mais attention "Lancer un magazine reste une prise de risques, même s'il a fait ses preuves à l'étranger, rappelle Jean-Paul Lubot, directeur général adjoint du groupe Marie Claire, qui a également participé au lancement de Closer lorsqu'il était directeur général adjoint du groupe Emap France (aujourd'hui Mondadori France).